N° PM21006679 - chemin de croix composé de 14 stations en toile peinte

 
Edifice : église Sainte-Chantal
Emplacement 4210727
  21000 Dijon
Image manquante

Informations :

Adresse forme index : Gustave-Eiffel (avenue) 16
Personne creatrice de l'objet : Ateliers d'Art sacré
Auteur de l'oeuvre : Denis Maurice (peintre)
Commune forme index : Dijon
Copyright : (c) Monuments historiques
Année de creation : 1920
Dénomination : chemin de croix
Description : Peintures sur toile marouflée en demi-lunes.
Dimensions : h = 57 ; la = 101,7
Date de la derniere mise a jour : 2025-09-23
Date de création de la notice : 2022-12-02
Date et typologie de la protection : 2025/08/14 : classé au titre objet
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
Historique : Les Franciscains introduisent le chemin de croix dès le XVIe siècle. C'est Benoit XIV (pape de 1740 à 1758) qui fixe à 14 le nombre de stations et le limite à un par paroisse. A la suite de plusieurs ordonnances papales, il est précisé en 1837 que l'image n'est pas nécessaire et 1871 pour indiquer l'obligation d'une croix en bois. Le fait que le chemin de croix soit autorisé au curé par l'évêque est une décision de Paul VI de 1963. L'église Sainte-Chantal est construite entre 1870 et 1879 à l'initiative de la famille de Bretennière dans le quartier du faubourg d'Ouche (port du canal) en cours d'urbanisation et d'expansion. Son plan est dû à l'architecte Paul Selmesheim alors architecte diocésain de Troyes puis Langres, également reconstructeur du château natal de Bernard de Clairvaux à Fontaine-les-Dijon. L'église est dotée d'un premier chemin de croix en 1885. En 1919, le père Emile Taboureau commande un nouveau chemin de croix à Maurice Denis (1870-1943) dans le cadre des Ateliers d'Art Sacré que ce ce dernier a créés cette même année 1919 avec Georges Desvallières. Le chemin de croix de Dijon constitue ainsi probablement leur première commande importante. Concrétisée par la création des Ateliers d4art qui entendent favoriser l'émergence d'un nouvel art sacré à la fois plus moderne et plus accessible et favoriser des grandes commandes dans ce domaine, l'inspiration religieuse est fondamentale dans toute l'oeuvre de Maurice Denis pour qui la peinture est un art essentiellement religieux. Le chemin de croix est constitué de 14 toiles marouflées en demi-lunes, originellement dans un cadre et surmontées d'une croix, et s'intègre dans un monument commémoratif de la Première guerre mondiale, comportant les noms des paroissiens décédés, voulu par le père Taboureau. Il ne s'agit toutefois pas d'un unicum puisqu'il reprend très fidèlement le modèle du chemin de croix réalisé par Maurice Denis à partir de 1914 dans la chapelle de l'ancien hôpital du Prieuré, propriété qu'il vient alors d'acquérir à Saint-Germain-en-laye et restaure avec l'aide de l'architecte Auguste Perret. La restauration engagée par Maurice Denis ne s'achève qu'en 1922 (après donc l'inauguration du chemin de croix de Dijon) et la chapelle est alors rendue au culte. Le prieuré est classé au titre des monuments historiques le 2 février 1976 et abrite aujourd'hui le musée Maurice Denis. Le chemin de croix y est toujours visible dans la chapelle. Les toiles du chemin de croix témoignent du souci de Maurice Denis de réinterpréter la peinture médiévale s'inspirant notamment de Fra Angelico. La composition en demi-lune permet un travail sur l'organisation de l'espace dans un cadre formel contraint, souligné par des deux d'opposition entre des espaces fermés et des ouvertures vers l'extérieur. La commande et la réalisation du chemin de croix de l'église Sainte-Chantal de Dijon sont documentées par plusieurs échanges de courriers conservés au Musée Maurice Denis. ces archives témoignent du fonctionnent en atelier, l'ensemble n'étant pas réalisé par Maurice Denis mais indique sa participation active (on attend son retour d'Italie une validation des travaux, est évoqué une touche qu'il a ajoutée de sa main à un voile mauve...). Elles témoignent également de l'importance des échanges avec le clergé commanditaire et des difficultés techniques de la réalisation notamment concernant le marouflage sur un enduit de médiocre qualité. L'oeuvre a été bénie le 20 juin 1920. Suite à une réfection de l'intérieur de l'église en 1977, l'ensemble des éléments qui entouraient les toiles marouflées a malheureusement disparu (mémorial, croix, encadrement et bandeaux protégeant les toiles). Par la suite, le modèle réalisé à Sainte-Germain-en-Laye et Dijon sera repris et réinterprété tout au long de la carrière de Maurice Denis sur différents supports. On le retrouve ainsi en peinture murale en 1924 à l'église Saint-Jean-Baptiste de Theux (Belgique), dans un petit format en fibro-ciment en 1931 à l'église de Perros-Guirrec ou encore repris dans une longue fresque en bandeau en 1943 dans la basilique Saint-François-de-Sales de Thonon où il a été récemment restauré.
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM21006679&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : toile (support) : peinture à l'huile, marouflé
Observations : Commission régionale du patrimoine et de l’architecture du 7/10/2021. 2022/01/20 : inscrit au titre objet (arrêté 2022/N°4).
Précision_sur la protection : Commission nationale du patrimoine et de l'architecture du 26/06/2025. Arrêté n°31.
Typologie de la protection : classé au titre o
Siecle de création : 1er quart 20e siècle
Statut juridique du propriétaire : propriété d'une association diocésaine
Adresse forme éditoriale : 16 avenue Gustave-Eiffel
Commune forme editoriale : Dijon
Typologie du dossier : dossier individuel